octobre 06, 2020 7 temps de lecture

Avec les 10 conseils pour viser le zéro déchet, nous avons pu apprendre plusieurs gestes pour éviter un certain nombre de déchets chez soi. Alors à l’approche de la rentrée, nous voulions vous suggérer quelques habitudes simples à adopter aussi sur votre lieu de travail, pour ne pas retomber dans vos anciens travers dès que vous sortez de chez vous. Une façon également d’inspirer certains collègues, car chaque personne convertie au Zéro déchet au travail est un progrès pour la préservation de l’environnement : en France, un salarié travaillant dans un bureau produit chaque année 130 kg de déchets, en moyenne (source : Easy recyclage). Il est donc nécessaire de réduire notre production de déchets, même hors de la maison.

 

  • Rendons-nous à notre travail par un autre moyen que la voiture

La majorité des trajets domicile-travail s’effectue en voiture, en étant seul dans le véhicule. Or, la voiture n’est évidemment pas le moyen de transport le plus propre, surtout lorsqu’on la prend pour de petits trajets, comme c’est le cas bien souvent pour aller sur notre lieu de travail.

Pour un trajet court, la marche, le vélo, la trottinette ou même les rollers sont recommandés ! En effet, ces moyens de transport produisent des quantités infimes de CO2. Savez-vous qu’il ne faut que 15 minutes pour parcourir 3km à vélo ? Ces 15 minutes permettent de se déconnecter, se détendre, tout en faisant un peu d’exercice.

Les transports en commun sont des solutions moins polluantes que la voiture. Par exemple, selon l’ADEME, un usager du métro consomme 40% de CO2 en moins qu’un passager de voiture, et un passager de bus 35% de CO2 en moins.

Pensons aussi au covoiturage avec nos collègues, qui permet de partager les frais et de profiter d’une ambiance conviviale dans l’habitacle ! L’autopartage – partager une même voiture avec d’autres personnes – est un usage de plus en plus commun pour les déplacements professionnels.

 

  • Pour la pause-café et déjeuner, préférons les contenants réutilisables

Certains d’entre nous ont besoin de plusieurs pauses café ou thé pour être performants tout au long de la journée ! Alors plutôt que de jeter à chaque fois son gobelet, qui était rempli 10 minutes avant, utilisons notre propre mug à la machine. De cette façon, nous évitons la surconsommation de contenants jetables.

Pour la pause déjeuner, c’est le même principe. Apportons notre repas et les ustensiles dont nous avons besoin pour manger. On pense alors à préparer notre gamelle à l’avance, qui peut simplement être constituée de restes de la semaine ou être cuisinée la veille. Pour conserver et transporter au mieux les aliments frais, privilégions les contenants hermétiques et résistants comme des boites en verre ou en inox (lunch box). Pour les sandwichs ou autres produits secs, remplaçons le papier d’aluminium par des wraps à la cire d’abeille, réutilisables.

Il suffit alors de glisser notre repas dans un joli tote bag en tissu et d’y ajouter les indispensables couverts en inox ou en bambou, serviette en tissu et gourde ! En effet, préférons largement cette dernière aux bouteilles d’eau en plastique. Pour améliorer le goût de l’eau du robinet, on peut plonger un bâton de charbon ou des perles de céramique filtrantes dans sa gourde.

Enfin, au moment de remballer nos affaires, plaçons les déchets organiques que nous avons produit au cours du déjeuner (comme les peaux de fruits) dans la boite hermétique que nous avons utilisée pour transporter notre repas. Nous pourrons ainsi les ramener chez nous et les mettre au compost !

 

  • Glissons une brosse à dents écologique et un dentifrice solide dans nos tiroirs

Pour retrouver une haleine fraîche après le repas, n’hésitons pas à ramener une brosse à dents et un dentifrice sur notre lieu de travail. Et autant qu’ils soient écologiques et durables !

Il existe aujourd’hui beaucoup de marques proposant des brosses à dents recyclables en bois ou en bambou, composées surtout de matières végétales. Nous vous proposons sur le site Pachamamaï (ici) les brosses à dents biodégradables en bambou SMILOH et les brosses à dents à tête rechargeable CALIQUO, en bois de chêne ou de noyer, ou en bioplastique de ricin, à glisser discrètement dans une pochette en coton enduit (ici). Découvrez plus précisément leurs caractéristiques dans l’article dédié à nos brosses à dents.

Remplaçons également le dentifrice conventionnel que l’on pourrait amener au bureau par un dentifrice solide. Comme tous les cosmétiques solides, ils sont efficaces, économiques, pratiques et respectent davantage la planète. Nos dentifrices solides (ici) sont artisanaux et certifiés vegan par PETA.

 

  • Réduisons notre stock de fournitures de bureau

Peut-être faites-vous parti de ces adorateurs de beaux accessoires de papeterie et multipliez cahiers, carnets de notes, agendas, post-its, étiquettes et stylos de toutes les couleurs ? Pourtant, au vu de leur composition, ces fournitures de bureau ne sont pas très écologiques…

Une autre idée Zéro déchet au bureau, c’est donc de donner ce qui n’est pas essentiel à notre activité et que nous utilisons une fois par semaine à notre entourage. Ensuite, exploitons nos accessoires bien entamés jusqu’à leur fin de vie.

Lorsque le tri a été fait, on opte pour des fournitures au format rechargeable, comme les stylos en métal ou stylos plume. En revanche, privilégions les crayons de bois aux critériums en plastique – rarement rechargés – et les crayons de couleur aux feutres surligneurs. On pense aussi aux accessoires fabriqués en matières recyclées !

 

 

 

  • Limitons nos impressions et utilisons du papier recyclé

Sur les 130kg de déchets produits par un salarié de l’hexagone, les trois quarts sont du papier. Or, seulement 35% de ces déchets papiers sont recyclés. Il est donc nécessaire de réduire ses impressions en n’imprimant que ce qui est essentiel, et d’adopter des pratiques plus écoresponsables.

Pour consommer moins d’encre et de papier, pensons d’abord à imprimer nos documents en recto verso, en noir et blanc, et en assemblant 2 pages par feuille si possible. Privilégions le papier recyclé qui demande moins d’eau et d’énergie pour sa fabrication, et qui produit 40% d’émissions de CO2 en moins que le papier classique (source : Riposte verte). Il ne contribue plus non plus à la déforestation.

En réunion ou en présentation, pensons à prendre notre tablette ou ordinateur pour avoir accès à nos notes, sans avoir besoin de les imprimer !

 

  • Trions nos déchets systématiquement

Un système de tri des déchets est obligatoire en France lorsque l’entreprise possède au minimum 20 collaborateurs. Il est important d’y adhérer. Nous encourageons aussi les sociétés plus petites à valoriser ses déchets en mettant en place ce système.

Pour que cette pratique soit efficace, les consignes de tri doivent être claires et détaillées, et les bacs de tri visibles et accessibles. Trions donc nos déchets au bureau : le papier (sans le déchirer ni le froisser), le carton, le plastique, le verre… Ils seront ensuite collectés et traités par des spécialistes du recyclage.

On peut aussi installer des boites à brouillon pour les papiers qui ne sont utilisés que sur une seule face et des boites de récupération des cartouches d’encre.

 

  • Modérons l’envoi d’emails et gérons-les

Le numérique, même s’il réduit la consommation de papier, génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre. L’envoi d’un mail émet par exemple 19g de CO2 en moyenne, selon l’ADEME. Plus les mails sont lourds, plus ils ont un impact environnemental important. C’est pourquoi il est nécessaire de limiter leur envoi.

En plus de ne pas envoyer de mails inutiles et de ne pas multiplier les correspondants, pensons à supprimer les messages superflus de notre boite de réception, nos spams, nos brouillons, nos messages envoyés, notre corbeille. On peut aussi se désabonner des newsletters que l’on ne lit jamais. Le tri de notre boite mail se fait régulièrement.

Une petite parenthèse sur les data center tels que le cloud, qui stockent nos données sur des serveurs et donc génèrent des gaz à effet de serre considérables. Bien que pratiques, soyons sélectifs en y archivant seulement des scans et PDF de papiers importants. Pour le reste des documents, stockons-les tout simplement sur une clé USB ou un disque-dur externe.

 

 

 

  • Installons un moteur de recherche écoresponsable

Oublions un peu Google ou Yahoo pour effectuer des recherches sur internet. En sachant que celles-ci entrainent des émissions de CO2 et des collectes de données personnelles, autant opter pour un moteur de recherche écologique et/ou solidaire.

Ecosia, partenaire de la fondation WWF, est le « moteur de recherche qui plante des arbres ». Il emploie 80% de ses revenus publicitaires pour soutenir des programmes de plantation d’arbres partout dans le monde. Il faut compter environ 45 recherches pour planter un arbre ! Grâce à cette politique de reforestation et à l’électricité solaire dont Ecosia s’approvisionne, l’entreprise a un bilan carbone négatif. Cela signifie que nos recherches permettent de réduire la quantité de CO2 dans l’air !

Grâce au moteur de recherche Lilo, 50% de l’argent généré chaque année par nos recherches sur internet est redistribué à des projets sociaux et environnementaux. Les « gouttes » que l’on accumule à chaque recherche sont ainsi reversées aux projets que l’on choisit. Il en existe plus d’une centaine, proposés par de grandes ONG ou des associations locales.

En choisissant un moteur de recherche écoresponsable, la qualité sera toujours présente ! On trouve facilement et rapidement tout ce que l’on cherche sur internet.

 

 

 

On espère que notre guide Zéro déchet au bureau vous sera utile pour réduire vos déchets ! Pour aller plus loin, n’hésitons pas à motiver l’entreprise dans laquelle nous travaillons à devenir plus écologique. Par exemple, demandons-lui d’équiper chaque salarié en gourdes, mugs, couverts et assiettes réutilisables. Dans les toilettes, de remplacer le savon liquide par des savons solides. Et pour rester en cohérence avec nos valeurs écologiques, travaillons dans des entreprises qui respectent la Terre, comme Pachamamaï ! Salarié ou membre de la direction, vous pouvez consulter le livret réalisé par l’association Zero Waste France qui indique d’autres actions pour réduire les déchets sur son lieu de travail.