septembre 07, 2020 3 temps de lecture

Les cotons-tiges en plastique ont été très utilisés jusqu’à aujourd’hui. Bien que sachant depuis longtemps la pollution massive qu’ils génèrent dans les océans, ce n’est que depuis le 1er janvier 2020 que leur vente est interdite en France. Une bonne nouvelle toute de même car les 1,2 million de tonnes de cotons-tiges jetés chaque année en France sont en effet trop petits pour être recyclés et finissent leur vie sur nos plages et dans nos océans. Les animaux marins qui les ingèrent en souffrent ou en meurent.

Plusieurs alternatives à ce déchet polluant à usage unique sont apparues. L’une d’entre elles est le coton-tige en papier ou en coton bio, biodégradable. Il est plus écologique, mais demande toujours beaucoup d’énergie et de ressources et reste un produit jetable. La solution que nous recommandons : le mimikaki ! C’est le nom japonais du cure-oreilles, petit bâton en bambou ou en métal qui permet d’enlever le cérumen apparent. Economique et vraiment écologique, puisque réutilisable à vie, c’est l’accessoire de toilette idéal pour ceux qui souhaitent s’orienter vers le Zéro déchet !

Découvrez notre cure-oreilles écologique Zoreï, qui remplace parfaitement les cotons-tiges jetables.

 

 

En réalité, le cure-oreilles existe depuis très longtemps. Il aurait pour origine le kanzashi, sorte de pince traditionnelle longue que les femmes japonaises portaient dans leurs cheveux. A partir du XIXe siècle, le Japon développe son propre rituel de nettoyage d’oreilles, appelé mimikaki (de mimi = oreille, et kaki = nettoyage). Pour cela, les professionnels ont fabriqué des pics en bambous d’une dizaine de centimètres, portant le même nom. Le cure-oreilles japonais est donc un accessoire très répandu en Asie. Depuis 2005, cette pratique s’est popularisée car le ministère de la santé japonais a déclaré le mimikaki comme n’étant plus un traitement médical.

Les mimikakis possèdent tous la même forme. La tige fine qui sert de manche est incurvée sur une de ses extrémités, à la façon d’une petite cuillère. Le Zoreï de Pachamamaï est fabriqué en bambou moso, donc est compostable si jamais vous le cassez. Il peut être réutilisé à l’infini, en prenant soin de le laver sous l’eau après chaque utilisation.

 

 

Le cure-oreilles s’utilise une à deux fois par semaine. Il suffit de gratter l’entrée de votre oreille – la partie externe – pour retirer le cérumen visible. Pour cela, tenez le manche avec vos doigts (comme un stylo), insérez délicatement le mimikaki dans l’oreille et servez-vous de sa forme pour nettoyer en douceur les parois de l’oreille. Vous pouvez ensuite récupérer les résidus à l’aide d’une serviette passée autour de l’index.

Des précautions doivent être prises pour ne pas se blesser avec un cure-oreilles en bambou. Il convient de prendre son temps et de s’isoler de ses enfants ou animaux, par exemple, pour éviter d’être bousculé au moment de l’opération. N’enfoncez pas le mimikaki dans votre conduit auditif ! Nous sommes souvent tentés de retirer le cérumen qui se trouve plus loin dans l’oreille, mais c’est une erreur. Il sert à protéger le tympan donc doit être conservé ! Essayer de l’enlever risquerait d’irriter la paroi de l’oreille ou de perforer votre tympan. Le mimikaki bambou Zoreï peut être utilisé pour le nettoyage des oreilles des enfants, mais il devra impérativement être manipulé par un adulte.

Alors finalement, quels sont les bienfaits du mimikaki ? Contrairement aux cotons-tiges qui ne font que repousser le cérumen au fond de l’oreille, il retire le surplus de cérumen et empêche ainsi la formation de bouchons. Le cure-oreilles, réutilisable à vie, est bien sûr économique ! Et on rappelle que c’est un produit zéro déchet ne générant pas de pollution à chaque utilisation.

Convaincus ? Laissez tomber les cotons-tiges et passez au mimikaki !