janvier 24, 2022 3 temps de lecture

A Pachamamaï, bio rime avec équitable… En effet, ces deux valeurs sont intimement liées et constituent pour nous, avec la préservation de la biodiversité, les bases d’un sourcing « éthique ». 

 

A la différence du bio, il n’existe pas encore de standard commun comme « COSMOS » qui se base sur un référentiel et des critères définis en concertation entre différents organismes de certification. Aujourd’hui on ne recense pas moins d’une dizaine delabels de commerce équitable qui permettent d’encadrer légalement et de protéger les producteurs, les entreprises engagées et les consommateurs. 

 

Alors, reprenons depuis le début : qu’est-ce que le commerce équitable ? 

 

Selon le consensus FINE (2001) réunissant la World Fair Trade Organisation (WFTO), la Fairtrade International et l’European Fair Trade Association (EFTA), «Le commerce équitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est deparvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète ». 

 

Depuis plus de quarante ans, le commerce équitable propose deréduire les inégalités sociales et environnementales engendrées par le commerce conventionnel. Outil de la transition écologique et solidaire, le commerce équitable garantit aux producteurs des prix stables et rémunérateurs pour vivre dignement de leur travail et adopter des modes de production respectueux de leur environnement. 

 

Valúdo - Groupe Duval

 

Un prix juste pour les producteurs et l’adhésion des consommateurs sont les deux leviers du commerce équitable. Une filière de commerce équitable se traduit par l’instauration d’unpartenariat entre un acheteur (une entreprise)et des organisations de producteurs (paysans ou artisans en général). A cette occasion, un ensemble de règles sont fixées, qui précise les engagements de chacune des parties, en cohérence avec lacharte du commerce équitable. 

 

Les labels reprennent ces engagementspar l’intermédiaire de cahiers des charges transparents en accès public sur leurs sites internet et organisent des contrôles sur la mise en œuvre, faisant intervenirdes auditeurs externes. 

 

En cosmétique, les ingrédients naturels qui disposentà la fois d’une certification biologique et d’un label « commerce équitable »sont encore peu nombreux, essentiellement pour des raisons financières, principalement liées aux coûts des audits qui dépassent souvent les capacités financières des communautés productrices comme cela a été expliqué dans un blog récent. 

 

Chez Pachamamaï, chaque fois que cela est possible, nous essayons donc de trouver des fournisseurs qui répondent à ces deux critères. Et pour ce qui concerne « l’équitable », nous différencions : 

  1. Les matières premières bénéficiant d’un label « Commerce Equitable » répondant à un cahier des charges défini par un organisme certificateur (Ecocert ESR/Fair for Life, Fair Trade Max Havelaar, World Fair Trade Organization, etc.). 
  1. Les matières premières considérées comme « éthiques » par NAHé Cosmétiques : bien qu’elles ne répondent à aucun référentiel précis et ne disposent d’aucune certification, elles sont toutes issues de projets de développement menés par des ONGs (internationales ou nationales) et des structures locales identifiées et encadrées par le programme Man&Nature de l’association Noé.  

Leur caractère « éthique » est notamment attesté par : 

  • des MP directement issues de la collecte durable d’un ingrédient dans le milieu naturel, sans aucune dégradation; 
  • des communautés productrices engagées en faveur de la conservation de la biodiversité ; 
  • le respect par les ONGs de soutien à ces communautés des critères environnementaux économiques, sociaux et de gouvernance tels que définis dans la charte des principes du commerce équitable ; 
  • la diminution du nombre d’intermédiaires permettant d’offrir un meilleur prix au producteur ; 
  • une traçabilité et un contrôle plus faciles du fait de la relation directe producteur-utilisateur final de la MP. 

 

Valúdo - Groupe Duval

 

Enfin, pour bien comprendre l’orientation donnée au sourcing, il faut aller plus loin... Certaines matières premières d’origine végétale sont utilisées dans nos formulations en quantités significatives (beurres et huiles végétales) alors que d’autres le sont en quantités beaucoup plus négligeables (huiles essentielles, hydrolats, cires, aromes…). 

 

Dans un premier temps, le choix a donc été fait de travailler sur les matières premières qui représententle plus de volume dans nos approvisionnements en essayant de sourcer le maximum d’ingrédients disposant d’une certification biologique et, lorsque cela est proposé, d’un label « commerce équitable ». 

 

Ainsi, en 2022, sur 23 beurres et huiles végétales, 16 devraient disposer d’une certification biologique et 8 d’une certification biologique et d’un label « commerce équitable ». En parallèle, un travail de fonds est également en cours sur les 22 huiles essentielles et hydrolats qui vise à disposer pour 90% de ces ingrédients d’une certification biologique et pour plus d’un tiers d’entre eux, d’un label « commerce équitable » ou de critères éthiques tels que ceux définis plus haut. 

 

Comme vous le voyez, on s’investit pleinement pour vous donner le meilleur de la terre mais aussi pour une société toujours plus juste et équitable !