octobre 21, 2020 7 temps de lecture

Il est clair qu’avec ses 40 millions de pratiquants et près de 2,5 millions d’évènements organisés chaque année, le secteur sportif en France a un impact non-négligeable sur la pollution de la planète. Les vêtements de sport, le matériel, les infrastructures, les boissons et les collations, les produits cosmétiques industriels y contribuent largement… Mais rassurez-vous, il est possible de prendre soin de son corps en limitant notre impact sur la planète ! Nous allons partager avec vous les différentes façons de se mobiliser pour l’environnement, en pratiquant du sport de manière plus écologique et zéro déchet.

 

  • Bien choisir son sport fétiche

La première chose que l’on se demande lorsque l’envie nous (re)prend de faire de l’exercice physique, c’est quel sport choisir. Cela dépend de nos objectifs, de nos goûts, de la météo, de notre temps libre… mais pourquoi pas aussi de son impact écologique ?

Certaines activités sportives – qui demandent un équipement considérable, qui se déroulent dans des bâtiments énergivores se situant loin de notre domicile, qui dégradent la nature ou qui sont source de pollution atmosphérique… – ont en effet des conséquences néfastes sur l’environnement. Par exemple, parmi les sports les moins écologiques, on retrouve le sport automobile, le golf, le ski.

Alors pour diminuer notre impact environnemental, on choisit une pratique sportive meilleure pour la Terre. Voici les principales : course à pied, marche (randonnée), vélo, natation, voile, équitation, fitness, yoga, cours collectifs… A nous de décider !

 

  • Pratiquer son sport dans un lieu non-énergivore

Lorsque l’on décide de se pencher sur des sports jugés « écologiques », il faut bien sûr réfléchir où on pourra le pratiquer. Car certaines activités physiques peuvent s’effectuer à la fois en intérieur et en extérieur, dans une structure spécifique ou chez nous.

Courir sur un tapis électrique, faire du vélo dans une salle climatisée, nager dans une piscine chlorée, n’aura pas le même impact que de faire la même chose dehors ! Alors on privilégie le grand air pour une pratique plus durable. Vous profiterez aussi d’une vue plus agréable que celle de votre voisin de machine… Et on n’oublie pas de respecter la nature en ne cueillant pas les plantes et en n’y jetant pas de déchets.

 

 

Les sports qui s’effectuent principalement en intérieur – comme le fitness, le yoga, la musculation – peuvent d’abord s’essayer à la maison. Nous nous rendons souvent compte qu’il est possible de s’entraîner autre part que dans une salle de sport lointaine dont les machines, la climatisation, les lumières fortes et les saunas demandent beaucoup d’énergie ! Il suffit de prévoir un équipement modeste (un tapis et quelques poids) et de suivre des programmes qui ne nécessitent pas d’appareils de musculation. Rappelez-vous, on n’est jamais mieux que chez soi…

Enfin, si vous ne pouvez pratiquer votre sport ni en extérieur ni à la maison, évitez au maximum les salles de sport classiques. Pour les cours collectifs (de gym, de danse…), vous pouvez vous renseigner pour savoir s’il en existe dans la salle polyvalente de votre ville ou village. Sinon, de nouvelles salles de sport écologiques ou « responsables » apparaissent en France. Elles favorisent notamment les achats responsables, la réduction des déchets… Si vous avez la chance d’habiter proche d’elles, passez y faire un tour !

 

  • S’y rendre de la façon la plus écologique possible

Lorsque nous n’effectuons pas notre sport chez nous, nous devons nous rendre au lieu adéquat, que ce soit une salle, une écurie ou une plage par exemple.

Bien sûr, nous vous encourageons à ne pas prendre la voiture pour y aller ! Plus c’est proche, mieux c’est. Et donc on opte pour la marche ou le vélo, qui sont d’ailleurs un bon échauffement.

Pour les plus grands trajets, on se sert des transports en commun ou on organise des transports groupés avec nos voisins. Pour se rendre à une manifestation sportive qui se déroule loin de chez nous, on pense également au covoiturage !

 

  • Favoriser les équipements sportifs éco-responsables

Maintenant que nous avons choisi le sport et la façon de le pratiquer le plus en cohérence avec nos goûts et nos valeurs, passons aux habitudes Zéro déchet que tout sportif, de n’importe quelle discipline, peut prendre ! Des vêtements, chaussures, accessoires et matériels spécifiques sont nécessaires à l’activité physique. Choisissons un équipement éco-responsable, fabriqué à partir de matières recyclées ou biologiques. Et que l’on pourra recycler quand il ne nous sera plus utile.

Les vêtements et sous-vêtements de sport sont la plupart du temps composés de textile synthétique plastique comme l’élasthanne, le polyester, le polyamide… Dans une démarche éco-responsable, on utilise des vêtements que l’on possède déjà, même s’ils ne sont pas « techniques ». On choisit cette option surtout lorsqu’on débute. Au bout d’un moment, l’envie nous prendra sûrement d’avoir des vêtements techniques adaptés à notre sport, et c’est compréhensible. On opte alors pour des matières premières biologiques, recyclées ou inédites, comme du bois, du chanvre, des filets de pêche… Le site My Green Sport (ici) catalogue les vêtements de sport écologiques et éco-responsables, aux matières respectueuses de l’environnement, provenant de marques souvent françaises. Pour faire des économies, pensons aussi à la seconde main et à l’économie de partage ! On trouve sur les plateformes de nombreuses annonces de personnes ayant arrêté le sport et revendant leurs vêtements peu portés.

Trouver des chaussures de sport écologiques est bien plus difficile, il faut l’avouer. En acheter d’occasion est assez déconseillé, car on se retrouve parfois avec des baskets à la semelle déformée et donc inutilisables. Plusieurs marques travaillent sur des chaussures de sport écologiques, avec une production responsable et des matériaux naturels, recyclés ou vegan. Par exemple, Adidas collabore avec Parley (ici) pour proposer des baskets conçues avec Primeblue, un matériau haute performance créé à partir de déchets plastiques recyclés, collectés au bord de l’eau. La marque Veja propose des modèles running (ici) écologiques et vegan.

 

 

Le matériel sportif comme des poids, des appareils de musculation, une raquette ou une planche de surf peut s’acheter facilement d’occasion. En plus de lui donner une seconde vie, c’est économique ! Il existe des boutiques physiques spécialisées dans les équipements sportifs de seconde main. Si vous commencez seulement un sport ou que vous le pratiquez de manière très occasionnelle, empruntez ou louez le matériel nécessaire. Les accessoires de sport peuvent être remplacés par des modèles plus écologiques : sac de sport, tapis de yoga, serviette de bain… on les retrouve encore une fois avec des matériaux écologiques.

 

  • Oublier la bouteille d’eau en plastique et les barres énergétiques en emballage individuel

Le geste qui sera sûrement le plus facile à adopter pendant le sport, c’est d’arrêter une bonne fois pour toutes les bouteilles d’eau et les gobelets en plastique, et de les remplacer par une gourde réutilisable ! En verre ou en inox (plus léger), optons pour des modèles adaptés à l’exercice physique. Gaspajoe (ici) propose par exemple des gourdes avec un bouchon-sport (paille intégrée), pratique et étanche.

Certains ont l’habitude de glisser dans leur sac des collations, à grignoter après une séance de sport particulièrement intense. Remplaçons les biscuits, barres énergétiques et boissons protéinées en emballages individuels par des fruits secs, des gâteaux vendus en vrac ou des barres de céréales, compotes et boissons faites maison. Pour transporter ces aliments, on utilise des wraps à la cire végétale et des gourdes zéro-déchet spéciales compote comme les Squiz (ici) !

Pour les coureurs, pensez aux ceintures running porte-gourdes pour vous hydrater et grignoter pendant l’effort.

 

  • Adopter des produits d’hygiène solides

Voilà ce que Pachamamaï peut vous procurer pour adopter un geste zéro déchet juste avant et après le sport !

Au moment d’enfiler ses vêtements de sport (ou même le matin), on applique un déodorant solide sur ses aisselles. Les nôtres (ici) sont faits à la main, vegan et composés d’ingrédients d’origine naturelle et notamment de plantes choisies avec soin.

 

 

Après l’effort, on file sous la douche. Là encore, privilégions des savons solides saponifiés à froid (ici) et des shampoings solides (ici). Si vous voulez savoir pourquoi, n’hésitez pas à lire nos 4 bonnes raisons de passer aux cosmétiques solides !

Un des avantages des produits cosmétiques solides, c’est qu’ils sont très facilement transportables. On peut les emporter avec nous dans leur boite en métal rechargeable format voyage ou dans une pochette de transport en coton enduit colorée (ici). Pas de risque de fuite !

 

  • S’engager lors des évènements sportifs

Nous l’avons déjà dit, les évènements sportifs sont source de pression sur l’environnement et les ressources naturelles. En tant que participant à une manifestation sportive, on peut choisir de réduire ses déchets, de limiter sa consommation d’énergie et finalement de promouvoir la préservation de l’environnement.

Participons autant que possible à des courses « spéciales », engagées en faveur du mode de vie Zéro déchet. Des « clean walks » sont régulièrement organisées en France, pour ramasser en groupe les déchets jetés à un endroit spécifique. Le « plogging » est plus sportif. Contraction de « plocka upp » (« ramasser » en suédois) et de « jogging », cela désigne naturellement l’action de récolter les déchets que nous trouvons sur notre chemin pendant notre séance de course à pied. Enfin, n’hésitez pas à rejoindre l’équipe de « relayeurs » du mouvement Zero Waste Sport (ici) qui participe à des courses partout en France et partage sur les réseaux sociaux ses conseils sportifs zéro déchet !

Toujours en tant que sportif, lors d’un évènement, il est important de respecter ses habitudes écologiques et zéro déchet prises auparavant. Alors on se rend au point de rendez-vous en transport en commun ou en covoiturage, on garde notre équipement éco-responsable, on vient avec notre propre gourde sport écologique ou un gobelet réutilisable, on refuse les « goodies » de fin d’évènement… On pense même à parler avec les organisateurs pour leur donner des idées de règlement « zéro déchet » !

Et justement, si vous êtes un organisateur de manifestations sportives, vous pouvez suivre les conseils du guide pratique « Mon évènement sportif zéro déchet » (ici) créé par l’ONG Zero Waste France et Zero Waste Paris, en partenariat avec la MAIF. Voici quelques exemples d’actions réalisables : remplacer les bouteilles d’eau individuelles par des éco-cups, proposer un ravitaillement en vrac, mettre à disposition des toilettes sèches, récupérer les dossards… qui ont notamment été appliqués lors du MAIF Ekiden de Paris 2019®.

Voilà, vous êtes maintenant au courant de toutes nos astuces et pratiques pour concilier sport et écologie ou objectif zéro déchet. Il ne reste plus qu’à enfiler sa paire de baskets (green bien sûr) et continuer de se dépenser, mais dorénavant en tant que sportive ou sportif écologique !