mai 24, 2021 2 temps de lecture

 

Chez Pachamamaï, de nombreux ingrédients végétaux utilisés dans nos formulations proviennent de la cueillette sauvage. On citera, entre autres, le beurre de Karité, les huiles végétales de M’Balaka et de Pracaxi ou la résine de Protium

 

Quelques explications :

Avant leur transformation, les fruits, graines, feuilles, tiges, écorces résines, racines et fleurs ramassés dans la nature sont considérés comme des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL). Dans la réalité, les « PFNL » regroupent un ensemble de ressources végétales et animales pouvant être exploitées de manière raisonnée sans abattage d’arbres. Peu utilisé en France et en Europe, ce terme est surtout employé à l’international, notamment dans les pays en développement où l’exploitation de ces ressources bénéficie directement aux populations riveraines des forêts, souvent les plus pauvres et enclines à exploiter illicitement la forêt ou à déboiser en vue d’y établir des terres agricoles.

 

La cueillette sauvage est donc majoritairement pratiquée par les populations locales à la recherche de compléments de revenus. Elle doit donc être encadrée afin d’assurer la durabilité de la ressource et de préserver les écosystèmes dont elles tirent profit. En effet si le gain économique relatif est en général facile à mettre en évidence, les impacts sociaux et environnementaux d’une exploitation non raisonnée des « PFNL » peuvent être, à terme, négatifs.

 

L’objectif poursuivi par les ONG et les programmes de développement avec lesquels travaille Pachamamaï, est d’amener les populations locales à considérer la forêt comme une ressource financière pérenne en les formant, les structurant (groupements de producteurs, coopératives…) et en mettant à leur disposition des outils techniques (recensement de la ressource, méthodes de récolte moins agressives, cahier des charges d’exploitation durable…).

 

De nombreux intermédiaires interviennent entre le cueilleur et l’utilisateur final du produit (le labo de Pachamamaï) : collecteurs, transformateurs, certificateurs, transporteurs (terrestres et aérien), transitaires, sans parler des taxes et droits de douanes fixés par les États... Cette multitude d’opérateurs explique la raison pour laquelle seulement une infime partie du produit payé par l’utilisateur final n’est reversée aux cueilleurs. C’est pourquoi il est important de s’inscrire, chaque fois que cela est possible, dans une démarche éthique et équitable qui permet de s’assurer que les groupements et coopératives de producteurs sont rémunérés au juste prix.

 

Voilà pourquoi nous portons une attention particulière lors de la sélection de nos fournisseurs qui proposent des ingrédients transformés issus de la cueillette sauvage… au bénéfice des communautés locales !

 

 

Ramassage de PFNL au Cameroun © E. Belvaux

 

 

Affiche de sensibilisation pour la récolte de Mbalaka © E. Belvaux